Blog perso d'Étienne Denis :
photos, Montréal, voyages, etc.

Je parle ici de ce que je fais quand j'ai quelques heures de libres
ou quand je prends un mois de vacances.
Ce blog n'a pas la prétention d'être intéressant à lire.
Mon but très égoïste est qu'il soit intéressant à écrire:-)

Quelques éléments sont lancés ici, hors cadre,
justement pour être hors cadre.
Quand on conçoit une page web, on essaie toujours d'éviter le scroll horizontal.
Il me semble au contraire qu'on peut être très créatif si la page est conçue pour scroller horizontalement.
Dans la vie, les choses n'ont pas toujours besoin d'être verticales.
C'est le côté obscure de ce blog.
Ou son côté droit, comme le cerveau a aussi un côté droit.
C'est le côté les choses ne sont pas logiques,
pas "chacun dans sa catégorie respective",
comme l'est en effet souvent la vie.
Bonne exploration. :-)

Montréal

Mon appartement. J'aime beaucoup cette lumière.

Douala, Cameroun

L'histoire "Un photographe à Douala" est à lire.

Le Bic, Québec
Plage au Cameroun
Singe Limbé
Masque Africain

Le masque est très brute. Sans finition. Il fait peur. C'est mon préféré je crois.

Articles de la catégorie 'Petites histoires'

Discussion fictive au cours de yoga

Ceci est une discussion fictive qui pourrait avoir lieu mercredi soir prochain.

Yoga Lyne St-Roch

Moi : Il me semble que le thé n’est pas assez chaud.

Elle : C’est quand même un thé gratuit… on est mal placé pour se plaindre.

Moi : Je ne me plains pas. C’est juste que tout le reste est très correct. Je suis très exigeant, mais non, je ne me plains pas. A thé gratuit on ne regarde pas la bride…

Elle : Tu suis un cours?

Moi : Oui. Le cours de débutant. C’est ma deuxième soirée. Et toi?

Elle : Qu’est-ce qui t’a convaincu de commencer à faire du yoga?

Moi : A part le fait qu’il y a beaucoup de jolies filles ici? Je ne sais pas… le plaisir de me connecter à moi-même… c’est dur à dire, je n’aurais probablement pas pris le cours si un collègue ne m’avait pas invité. Cliquez ici pour lire la suite… »



 

Le petit garçon aux allumettes

J’accompagne Nathalie jusqu’au métro Sherbrooke. Nous avons marché dans l’hiver. Il est 22h. Je lui fais la bise, et ma joue froide s’attends au plaisir d’une joue chaude. Mais Nathalie a elle aussi marché dans l’hiver, bien sûr. Je lui fais un hug et mes salutations. Un ado me demande si j’ai des allumettes. Il le demande avec empressement. C’est un bum. Son regard sent l’urgence. Je n’ai pas d’allumettes, il se détourne et repose la même question au prochain passant. Je sors de la station de métro, je rentre à la maison. Le petit garçon aux allumettes repose la même question à tous et chacun. Je continue sur le trottoir. Il court derrière moi. Son grand manteau est ouvert, comme s’il ne s’intéressait pas au froid. Il me dépasse sans me voir, il se rend au coin de rue. Il n’y a aucun passant. Il traversse et se dirige directement au premier bloc appartement. Va-t-il aller sonner aux portes pour avoir du feu?!? C’est barré. Il va au deuxième bloc. Il ouvre. Regarde à gauche et à droite, surexcité. Il étend son manteau dans un coin sombre et s’y agenouille. Quelqu’un lui a donné des allumettes. Il pourra se faire sa dose. Peut-être une seringue de coke. Ou du crack? Je marche sur le trottoir. J’arrête un taxi et j’embarque, au chaud.



 

Un photographe à Douala

gars de bar - douala

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Je suis dans l’un de ces bar-restos populaires de Douala où l’on ne voit jamais de blanc. Imaginez un bidonville. Prenez un shack au hasard dans votre bidonville imaginaire, enlevez le mur du devant et du côté pour en faire une terrasse recouverte, et voilà, vous avez un portrait assez juste du resto.

Il y a quelques gars assis aux tables. Au fond, une fille derrière un comptoir qui sert de la bière. À l’entrée, un petit barbecue avec des brochettes qui grillent (ça, c’est la cuisine du resto). Des restes de viandes jetés dans le caniveau, des tonnes de mouches autours de ces restes, plein d’autos qui klaxonnent… C’est Douala dans ce qu’il y a de plus typique.

Je prends une bière, il est midi.

C’est mon dernier jour à Douala. Mon avion part ce soir. Je n’ai pratiquement pas de photo de Douala. Je n’osais pas sortir ma caméra. Disons.

Je vais la sortir, et ça s’avèrera la plus stressante de mes aventures camerounaises.

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Le souvenir

C’est une histoire que j’ai souvent racontée à mon retour : au Cameroun, les rapports affectifs et sexuels entre hommes et femmes sont d’abord et avant tout des rapports économiques. Je le savais, mais le vivre a été un choc.

Imaginez la jeune fille, 24 ans, relativement jolie, famille riche. Le père a un resto, les clients (beaucoup de blancs) sont nombreux. Un repas y coûte le salaire d’un ouvrier pendant… ouf, pendant longtemps. La fille a, selon les critères locaux, assez d’argent. Elle n’est pas du tout en mode “survie”.

La fille a passé la journée avec moi. Là, le soir arrivé, elle veut coucher avec moi.

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