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Je suis dans l’un de ces bar-restos populaires de Douala où l’on ne voit jamais de blanc. Imaginez un bidonville. Prenez un shack au hasard dans votre bidonville imaginaire, enlevez le mur du devant et du côté pour en faire une terrasse recouverte, et voilà, vous avez un portrait assez juste du resto.
Il y a quelques gars assis aux tables. Au fond, une fille derrière un comptoir qui sert de la bière. À l’entrée, un petit barbecue avec des brochettes qui grillent (ça, c’est la cuisine du resto). Des restes de viandes jetés dans le caniveau, des tonnes de mouches autours de ces restes, plein d’autos qui klaxonnent… C’est Douala dans ce qu’il y a de plus typique.
Je prends une bière, il est midi.
C’est mon dernier jour à Douala. Mon avion part ce soir. Je n’ai pratiquement pas de photo de Douala. Je n’osais pas sortir ma caméra. Disons.
Je vais la sortir, et ça s’avèrera la plus stressante de mes aventures camerounaises.
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