Blog perso d'Étienne Denis :
photos, Montréal, voyages, etc.

Je parle ici de ce que je fais quand j'ai quelques heures de libres
ou quand je prends un mois de vacances.
Ce blog n'a pas la prétention d'être intéressant à lire.
Mon but très égoïste est qu'il soit intéressant à écrire:-)

Quelques éléments sont lancés ici, hors cadre,
justement pour être hors cadre.
Quand on conçoit une page web, on essaie toujours d'éviter le scroll horizontal.
Il me semble au contraire qu'on peut être très créatif si la page est conçue pour scroller horizontalement.
Dans la vie, les choses n'ont pas toujours besoin d'être verticales.
C'est le côté obscure de ce blog.
Ou son côté droit, comme le cerveau a aussi un côté droit.
C'est le côté les choses ne sont pas logiques,
pas "chacun dans sa catégorie respective",
comme l'est en effet souvent la vie.
Bonne exploration. :-)

Montréal

Mon appartement. J'aime beaucoup cette lumière.

Douala, Cameroun

L'histoire "Un photographe à Douala" est à lire.

Le Bic, Québec
Plage au Cameroun
Singe Limbé
Masque Africain

Le masque est très brute. Sans finition. Il fait peur. C'est mon préféré je crois.

Articles de la catégorie 'Cameroun 2007'

Chaos au Cameroun…

 

http://www.flickr.com/photos/thecolberts/694276868/
Photo: Trav and Nan

 

Certaines analystes disaient que les récents troubles au Tchad pouvaient se propager dans certains autres pays africains dont le pouvoir était fragile. J’avais été surpris de lire que le Cameroun était sur la liste… Quand même, j’étais là-bas il y a quelques semaines à peine, et je n’ai rien senti de “fragile”, du moins pour tout ce qui touche de près ou de loin au pouvoir.

Et voilà que Google News - France - International m’apprends (petite parenthèse, c’est Google News qui me l’a appris, parce que j’en n’ai pas trouvé de mention les médias d’ici), donc m’apprends que le Cameroun, ou plutôt sa métropole Douala, est immobilisée par des émeutes et les ripostes de la police.enre, les rues sont désertes.

Genre, ce que je qualifiais de “cloaque grouillant de vie humaine” serait devenu désertique… ?

Voici ce dont il s’agit, selon les médias européens.

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A 100 km et 3 semaines d’une guerre

On vit au Canada dans une zone super sécure. Ici, on est à quelques décennies d’une guerre (ref: la bataille du Saint-Laurent, durant la WW2). Ou à quelques milliers de kilomètres. Mais au Cameroun, je me suis retrouvé à 100 km + 3 semaines d’une guerre. D’une vraie guerre.

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Je suis revenu à Montréal

Vue aérienne du Québec (Charlevoix et Lac St-Jean)

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Je suis revenu à Montréal. Très beau voyage au Cameroun… J’ai beaucoup d’histoires à raconter (ceux qui ont lu mes emails peuvent en témoigner) et plusieurs photos dont je suis assez fier. Je vais publier tout ça ici au cours des prochains jours, en datant mes récits de la journée pendant laquelle les événements se sont passés. (Donc ce n’est pas parce que vous avez lu le plus récent article, selon la date, que vous avez lu le dernier article que j’ai écrit.)

 

Entre temps, quelques faits saillants du voyage…
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Un photographe à Douala

gars de bar - douala

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Je suis dans l’un de ces bar-restos populaires de Douala où l’on ne voit jamais de blanc. Imaginez un bidonville. Prenez un shack au hasard dans votre bidonville imaginaire, enlevez le mur du devant et du côté pour en faire une terrasse recouverte, et voilà, vous avez un portrait assez juste du resto.

Il y a quelques gars assis aux tables. Au fond, une fille derrière un comptoir qui sert de la bière. À l’entrée, un petit barbecue avec des brochettes qui grillent (ça, c’est la cuisine du resto). Des restes de viandes jetés dans le caniveau, des tonnes de mouches autours de ces restes, plein d’autos qui klaxonnent… C’est Douala dans ce qu’il y a de plus typique.

Je prends une bière, il est midi.

C’est mon dernier jour à Douala. Mon avion part ce soir. Je n’ai pratiquement pas de photo de Douala. Je n’osais pas sortir ma caméra. Disons.

Je vais la sortir, et ça s’avèrera la plus stressante de mes aventures camerounaises.

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Le souvenir

C’est une histoire que j’ai souvent racontée à mon retour : au Cameroun, les rapports affectifs et sexuels entre hommes et femmes sont d’abord et avant tout des rapports économiques. Je le savais, mais le vivre a été un choc.

Imaginez la jeune fille, 24 ans, relativement jolie, famille riche. Le père a un resto, les clients (beaucoup de blancs) sont nombreux. Un repas y coûte le salaire d’un ouvrier pendant… ouf, pendant longtemps. La fille a, selon les critères locaux, assez d’argent. Elle n’est pas du tout en mode “survie”.

La fille a passé la journée avec moi. Là, le soir arrivé, elle veut coucher avec moi.

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Le matin de Noël sur la plage de Limbé, Cameroun

Limbé, le matin

Je me promène sur la plage de Limbé le matin de Noël. J’ai ma caméra à la main, mais je ne vise pas en prenant des photos. Les photos sont prises le bras étendu le long du corps. Je prends des dizaines de photos sans viser, dans l’espoir d’en avoir quelques-unes de bonnes. Je ne veux pas, en visant, avoir l’air d’un voyeur. Je ne veux pas que mes sujets prennent des poses.D’autres photos…

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Des primates à Limbé

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Primate au zoo de Limbé - yeux

 

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En route vers Park Miramar Hotel, Limbé, Cameroun

Je quitte Douala. Douala est “trop” pour moi : trop de bruit, trop d odeurs, trop de tout. Je pense que j’aurais pu y triper si j’y étais arrivé détendu. Mais c’est rendu ici, de l’autre côté de l’Atlantique, que je réalise jusqu’à quel point j’étais fatigué. Je ne me sens pas bien dans le chaos doualien.

Je quitte donc la métropole pour une petite ville beaucoup plus relaxe sur le bord de la mer. Je vais à Limbé.


Agrandir le plan

S’y rendre fait partie de l’aventure.

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Douala est un cloaque grouillant de vie humaine

Je suis arrivé à Douala. Le beat est zen. Le mien, pas celui de la ville.

On m’avait décrit Douala comme une métrople chaotique. Elle l’est. En plus, c’est sale. Et bruyant, très bruyant.

Très chaud, genre 28 C à mon arrivée alors que le soleil se couchait. Très très très humide. Douala est construite au milieu d’un marais. La ville est encombrée d’ordures en décomposition. Ajoutez l’odeur du fuel, kérosène, diesel et autres essences mal brûlées par des moteurs trop usés.

Noté dans mon cahier : Douala est un cloaque grouillant de vie humaine.

L’hôtel Beauséjour où je loge est sur une rue relativement tranquille. Voici la vue de ma chambre:

Douala - vue de l’hôtel Beauséjour

Et voici d’autres notes prises dans le même cahier.
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Départ dans la tempête… (deuxième partie)

Taxi et tempête de neige

 

Je suis parti dans la tempête. Les taxis ne répondent pas au téléphone durant une tempête. Ils rentrent à la maison, rares sont ceux qui èrent dans les rues… En une heure coin St-Laurent et Mont-Royal, un seul taxi est passé. Je l’ai agrippé. La photo en début d’article a été prise à bord.

 

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J’arrive à l’aéroport, tous les vols sont au mieux retardés, au pire annulés. Sauf le mien. En témoigne cette photo :

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