A propos Etienne Denis

Etienne Denis. Spécialiste en contenu Internet, dirige 90 degrés, habite à Montréal, au Québec (Canada), voyage, fait du canot et profite de la vie.

Version 2 du roman

Non, le roman n’est pas terminé.

Ce qui vient d’être terminé, c’est une version « prête à lire », celle qui suit la première version de fin décembre. J’en ai fait imprimer 20 copies par Blurb. Les tests de lecture se feront donc avec des copies mises en page et reliées comme un « vrai » roman publié par un « vrai » éditeur.

roman thriller d'anticipation

Le travail qui reste à faire

  1. Faire lire et commenter par mon comité de lecteurs intransigeants Fait!
  2. Faire lire et commenter par un professionnel du roman, si possible quelqu’un qui connait et aime la catégorie Fait!
  3. Apporter les modifications nécessaires (légères? profondes? on verra…) (mise à jour de septembre 2017 : assez profondes)
  4. Relire et corriger une dernière fois. Relire et corriger une autre fois. S’assurer que tout est OK. Être nerveux et relire et corriger encore.
  5. Faire le saut de l’ange et envoyer ça à des éditeurs. J’aurai alors atteint mon objectif : écrire le meilleur roman que je peux. Ouvrir le Champagne.
  6. Attendre. Sera-t-il publié? Sera-t-il bon? La suite ne m’appartiendra pas.
  7. En écrire un deuxième.

Le roman

  • Catégorie : Thriller d’espionnage / anticipation / aventure. Polar d’anticipation.
  • Résumé : Un historien tombe amoureux d’une femme qui ne lui dira que son prénom. Un peu partout sur la planète, des gens sans lien apparent sont éliminés. Découvrir qui elle le fera entrer dans un univers où Chacun, à sa façon, tente de dévier l’Histoire. (Plus de détails dans la présentation de la première version).
  • Univers : Nous sommes en 2041. Comme plusieurs l’avaient prévu 25 ans plus tôt (aujourd’hui), l’automatisation a mis la moitié des gens au chômage, et le climat se dérègle. C’est la crise.
  • Personnages :
    • Adam : 30 ans, historien, donne des conférences partout sur la planète pour expliquer pourquoi, alors que dès les années 2010 on avait prévu la crise, on n’a rien fait pour l’atténuer. Il souffre des absences inexpliquées de Marie, dont il ne connait que le prénom.
    • Marie : la belle inconnue… Adam ignore qu’elle se balade avec trois gardes du corps, qu’elle sait tuer un homme, et que l’armée française s’intéresse à elle.
    • Madeleine : colonelle française très loyale, à la libido un peu particulière. Elle cherche à savoir pourquoi Marie est la seule survivante parmi une liste de personnes mises hors d’état de nuire.
    • Thomas : agent américain porteur de (très) mauvaises nouvelles pour Madeleine. Est-il fiable?
    • Ibrahim : vieux mathématicien fumeur de haschisch. Il croit que l’humanité a besoin d’un plan B, et que Marie en est la clé.
  • Lieux : Les toits de Montréal, une île dans le Grand Nord québécois, un bunker sous Paris, la banlieue de Douala au Cameroun.
  • Idées : Les personnes, comme les civilisations, doivent être proactives pour influencer leur destin.
  • Longueur : La version 2 fait 153 000 mots. La version 3, probablement 140 000 mots). En format roman imprimé, c’est 450 pages. C’est long, très long même pour un premier roman. Cela dit, c’est une longueur standard pour les meilleurs vendeurs de la catégorie.
  • Éditeurs visés (c’est la question qu’on me pose le plus souvent) : Les Flammarion, Fleuve, Acte Sud, JC Lattès et autres éditeurs français qui publient le genre d’histoire.

Le titre provisoire : L’Été des demi-fous

Lieux du roman (1)

Extrait :

« Adam traversa lentement la pelouse, marchant les mains dans les poches, profitant du soleil qui chauffait ce début d’après-midi, observant tous ces étudiants qu’il croisait, chacun dans son monde avec ses préoccupations et ses espoirs. Il zyeuta deux jolies filles qui s’embrassaient sous un arbre et se demanda s’il était vraiment là, devant ce bâtiment beige comme l’Université de Montréal où sa carrière avait plongé, beige comme le Cooper Building où Furgerson l’avait hébergé, un bâtiment qui lui présentait maintenant ses immenses colonnes comme un roi présente sa garde d’honneur à un fils héritier revenu de lointaines contrées.

Il monta les quelques marches, franchit les grandes portes rouges laissées ouvertes et entra dans le Massachusetts Institute of Technology.

Il aurait dû être effrayé. Effrayé par la facilité avec laquelle les choses s’étaient passées. »

Mon cadeau de Noël à Justin Trudeau (au sujet d’Aslı Erdoğan)

cadeau de Noël à Justin Trudeau | Aslı Erdoğan

Je ne suis pas un activiste. Je ne participe pas aux manifs. Je ne distribue pas de tracs. J’ai quand même envoyé un cadeau à Justin Trudeau, premier ministre du Canada.

Parce que fuck.

Quelque chose cherche à basculer en Occident. Les symptômes sont partout. Trump, Le Pen et les autres. Impossible de savoir où cela nous mènera. Il y a trop de possibilités. La Turquie nous montre l’une des voies.

Le gouvernement turc a été « victime » d’une tentative de coup d’État. Je mets le mot entre guillemets. C’était une tentative de coup d’État menée par de parfaits incompétents. Ou, plus probable, c’était une fausse tentative. Un prétexte pour ce qui allait suivre.
Tout ce que la société turque contenait de progressistes, de défenseurs des minorités, d’empêcheurs de gouverner en rond est destiné à la prison! Médias, universités, culture : les institutions et entreprises fermées de force sont légion.

Voilà : la Turquie, pays membre de l’OTAN et donc allié du Canada, est devenue un pays où ne pas être d’accord avec le gouvernement est suffisant pour être accusé de terrorisme, et être mis en cage pour le reste de sa vie. Rien de moins.

L’écrivaine Aslı Erdoğan est un symbole de ce qui se passe là-bas. Son procès pour appartenance à une organisation terroriste commencera le 29 décembre. Vous comprendrez que « organisation terroriste » signifie « journal qui défend la minorité kurde ».

Nous restons muets face à ces horreurs. Nous avons l’impression qu’elles ont lieu très loin de chez nous. Qu’elles ne nous concernent pas. La Turquie est un exemple de ce qui peut se passer très près de chez nous.

J’ai donc envoyé un livre d’Aslı Erdoğan à Justin Trudeau : Le Bâtiment de pierre. Je lui demande de prendre position au nom du Canada. Voici la lettre qui l’accompagnait. Je suppose que je suis devenu un activiste.

Voici le texte de cette lettre :

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Première version du roman!

Je suis en train de faire quelque chose de particulièrement agréable : lire la première version de mon roman. Une première version complète, avec tous les chapitres.

C’est loin d’un premier jet. Tous les chapitres ont été revus au minimum trois ou quatre fois. Voire dix ou quinze… (Yep.)

Première version du roman La Saison des demi-fous

Le travail qui reste à faire

  • Finir de lire en prenant des notes
  • Apporter les modifications notées
  • Passer le tout dans Antidote (ça va être long)
  • L’envoyer à une éditrice et à un comité de lecture
  • Recevoir les commentaires
  • Apporter toutes les modifications nécessaires
  • Relire une dernière fois
  • Envoyer à des agents ou des éditeurs

J’en ai pour peut-être 200 heures… Ce n’est rien comparativement aux 2 000 ou 3 000 que j’ai déjà mises. (Pour le prochain, je vais tenir une feuille de temps. J’aurai un décompte précis.)

Le roman

  • Un million de caractères, ou 169 000 mots (je suppose que l’histoire en fera 150 000 quand je la remettrai à un éditeur) Mise à jour (mai 2017) : la version 2 fait 153 000 mots… ce qui est énorme pour un premier roman, mais encore en dessous du compte de mots de plusieurs romans populaires.
  • Selon la façon dont il est imprimé, le roman pourrait faire environ 450 pages.

C’est une aventure qui mêle espionnage et relations de couples plutôt particulières. Le style se veut fluide, sans fioriture inutile. Si le pari est réussi, non seulement le lecteur ne pourra pas lâcher l’histoire, mais il voudra discuter des idées portées par le récit.

Résumé (sans dévoiler l’intrigue)

En 2041, l’intelligence artificielle a permis d’automatiser une très grande partie du travail. Résultat, la moitié de la population est au chômage. La crise est économique, sociale et climatique. Adam, un jeune historien devenu vedette médiatique, consacre sa vie à une question qui dérange : pourquoi n’a-t-on rien fait pour prévenir la crise alors qu’on prévoyait dès les années 2010? Il tombe amoureux de Marie, brillante, sympa, excentrique, belle et riche. Elle refuse de lui révéler quoi que ce soit sur elle, à part son prénom.

En parallèle, Madeleine, une colonelle loyale à la libido plutôt déjantée, découvre que les services secrets français sont piratés. De faux ordres sont envoyés pour éliminer les gens dont le nom figure sur une liste. La seule personne à s’en tirer indemne est Marie.

La question « qui est Marie? » amène le lecteur sur une île dans le Grand Nord québécois, sur les toits de Montréal, dans un bunker sous Paris et dans une banlieue de Douala. Elle lui fait rencontrer un vieux cryptographe somalien fumeur de hachich, un geek milliardaire alcolo, un président de la France charmeur de foules, un ex-soldat israélien droit comme un clou et un top agent américain assez chiant. Tous ces gens, à leur façon, ont décidé de faire quelque chose pour prévenir les crises qui s’annoncent.

Le titre provisoire

La Saison des demi-fous

 

Combien de mots dans un roman? Un décompte de quelques romans populaires

Combien de mots dans un roman? J’ai fait une estimation de divers romans populaires, histoire de se comparer.

La question n’est pas futile pour qui écrit un roman. C’est mathématique : un auteur produisant 1 000 mots par jour terminera son roman de 100 000 mots en 100 jours (ou du moins, le premier jet de son roman… le travail ne sera alors vraiment pas fini).

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Roman (auteur) Nombre de mots