Oreille, Tigre et Bruit

C’est samedi. Je suis allé bruncher. Puis prendre une longue marche dans la ville. Je suis allé me faire masser. Je suis allé souper chez Claude. Puis je suis allé au théâtre avec des collègues :Oreille, Tigre et Bruit. La pièce est sur des conversations intellectualisées sur la sexualité. Sur l’incapacité de communiquer en couple. Sur le bruit de fond, fort comme le rugissement d’un tigre, mais qu’on n’entend pas. C’est une pièce sur la surdité émotive, finalement. Vraiment excellent. A la fin, ils ont donné le score : Canadien a perdu 4 à 2. Je suis ensuite allé prendre une bière avec Isabelle et Bruno. La Dernière volonté de Dieu du Ciel. Magique. Je parle de la bière, mais aussi du printemps à Montréal.

 

 

Oreille tigre et bruit

Zapartistes – Île de Pâques

C’est jeudi. Je suis allé voir les Zapartistes avec Phanie, Jonathan et Marie-Pier. C’était L’Île de Pâques, un show sur le thème de la religion et de l’environnement. Vraiment très bon. Je ne comprends pas qu’ils ne réussissent pas à faire plus de représentation. Ils ont dû donner une partie de leurs billets pour avoir une salle comble. A la fin, ils ont donné le score : Canadien a gagné 4 à 3.

Le petit garçon aux allumettes

J’accompagne Nathalie jusqu’au métro Sherbrooke. Nous avons marché dans l’hiver. Il est 22h. Je lui fais la bise, et ma joue froide s’attends au plaisir d’une joue chaude. Mais Nathalie a elle aussi marché dans l’hiver, bien sûr. Je lui fais un hug et mes salutations. Un ado me demande si j’ai des allumettes. Il le demande avec empressement. C’est un bum. Son regard sent l’urgence. Je n’ai pas d’allumettes, il se détourne et repose la même question au prochain passant. Je sors de la station de métro, je rentre à la maison. Le petit garçon aux allumettes repose la même question à tous et chacun. Je continue sur le trottoir. Il court derrière moi. Son grand manteau est ouvert, comme s’il ne s’intéressait pas au froid. Il me dépasse sans me voir, il se rend au coin de rue. Il n’y a aucun passant. Il traversse et se dirige directement au premier bloc appartement. Va-t-il aller sonner aux portes pour avoir du feu?!? C’est barré. Il va au deuxième bloc. Il ouvre. Regarde à gauche et à droite, surexcité. Il étend son manteau dans un coin sombre et s’y agenouille. Quelqu’un lui a donné des allumettes. Il pourra se faire sa dose. Peut-être une seringue de coke. Ou du crack? Je marche sur le trottoir. J’arrête un taxi et j’embarque, au chaud.