Phanie dépose sa maîtrise

Son sujet : comment les gens de Marseille ont vécu la dernière grande épidémie de peste.

En théorie, à l’époque (1720), les Marseillais étaient « habitués et préparés » à la peste. En pratique, les choses ne sont pas si simples que ça. Il y aurait même eu des négligences plus ou moins volontaires des autorités ayant favorisé l’épidémie. D’où l’intérêt d’une maîtrise en histoire. Si vous voulez en savoir plus : la peste de Marseille, sur Wikipedia.

Si c’est sur Phanie que vous voulez en savoir plus, ben… euh… elle est belle, fine, cool et plein d’autres choses. :-)

Toutes mes félicitations à la très-bientôt-maître-Phanie pour son projet ayant nécessité pas mal de détermination et des centaines d’heures de jus de cerveau!

Oreille, Tigre et Bruit

C’est samedi. Je suis allé bruncher. Puis prendre une longue marche dans la ville. Je suis allé me faire masser. Je suis allé souper chez Claude. Puis je suis allé au théâtre avec des collègues :Oreille, Tigre et Bruit. La pièce est sur des conversations intellectualisées sur la sexualité. Sur l’incapacité de communiquer en couple. Sur le bruit de fond, fort comme le rugissement d’un tigre, mais qu’on n’entend pas. C’est une pièce sur la surdité émotive, finalement. Vraiment excellent. A la fin, ils ont donné le score : Canadien a perdu 4 à 2. Je suis ensuite allé prendre une bière avec Isabelle et Bruno. La Dernière volonté de Dieu du Ciel. Magique. Je parle de la bière, mais aussi du printemps à Montréal.

 

 

Oreille tigre et bruit

Nouvelles (de canot) impromptues

Je viens de recevoir ce courriel de Sabine, une « chume de canot » dont je m’ennuie beaucoup (parce que, disons, que j’ai été moins actif au cours des dernières saisons.

L’un des (rares) canots outfitted by Etienne. Une pièce d collection. ;-)

Si vous êtes curieux, voici son courriel (j’avoue par contre que c’est un peu « incide » comme email, je crois qu’il faut avoir pagayer avec nous pour apprécier l’humour) :

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Discussion fictive au cours de yoga

Ceci est une discussion fictive qui pourrait avoir lieu mercredi soir prochain.

Yoga Lyne St-Roch

Moi : Il me semble que le thé n’est pas assez chaud.

Elle : C’est quand même un thé gratuit… on est mal placé pour se plaindre.

Moi : Je ne me plains pas. C’est juste que tout le reste est très correct. Je suis très exigeant, mais non, je ne me plains pas. A thé gratuit on ne regarde pas la bride…

Elle : Tu suis un cours?

Moi : Oui. Le cours de débutant. C’est ma deuxième soirée. Et toi?

Elle : Qu’est-ce qui t’a convaincu de commencer à faire du yoga?

Moi : A part le fait qu’il y a beaucoup de jolies filles ici? Je ne sais pas… le plaisir de me connecter à moi-même… c’est dur à dire, je n’aurais probablement pas pris le cours si un collègue ne m’avait pas invité. Continuer la lecture

Le petit garçon aux allumettes

J’accompagne Nathalie jusqu’au métro Sherbrooke. Nous avons marché dans l’hiver. Il est 22h. Je lui fais la bise, et ma joue froide s’attends au plaisir d’une joue chaude. Mais Nathalie a elle aussi marché dans l’hiver, bien sûr. Je lui fais un hug et mes salutations. Un ado me demande si j’ai des allumettes. Il le demande avec empressement. C’est un bum. Son regard sent l’urgence. Je n’ai pas d’allumettes, il se détourne et repose la même question au prochain passant. Je sors de la station de métro, je rentre à la maison. Le petit garçon aux allumettes repose la même question à tous et chacun. Je continue sur le trottoir. Il court derrière moi. Son grand manteau est ouvert, comme s’il ne s’intéressait pas au froid. Il me dépasse sans me voir, il se rend au coin de rue. Il n’y a aucun passant. Il traversse et se dirige directement au premier bloc appartement. Va-t-il aller sonner aux portes pour avoir du feu?!? C’est barré. Il va au deuxième bloc. Il ouvre. Regarde à gauche et à droite, surexcité. Il étend son manteau dans un coin sombre et s’y agenouille. Quelqu’un lui a donné des allumettes. Il pourra se faire sa dose. Peut-être une seringue de coke. Ou du crack? Je marche sur le trottoir. J’arrête un taxi et j’embarque, au chaud.