J’ai récemment présenté sur ce blogue la campagne publicitaire du gouvernement du Québec contre les agressions sexuelles . C’est mon article L’inceste n’existe pas (n’ayez crainte, le titre est juste provocateur). Si ce n’est pas fait, allez lire cet article avant de lire celui-ci.
Cet article a suscité une très belle correspondance avec ma grande amie Carole. Je publie ici un extrait de ce qu’elle m’a dit (avec son autorisation, bien sûr). Tous les mots sont d’elle. Continue Reading »
Des fois j’aime bien Foglia. Comme aujourd’hui, quand il nous fait une leçon d’histoire:
« Vous vous rappelez le communisme toujours en butte au révisionnisme? Au déviationnisme? L’idéologie elle-même, dans ses principes, dans sa logique, dans son intégrisme, l’idéologie communiste n’était jamais en cause. Si elle traversait des crises, c’était la faute des délinquants. Combien en a-t-on fusillé? Aveuglement qui a perduré jusqu’à l’effondrement même de l’idéologie communiste. »
Le titre est volontairement provocateur : « l’inceste n’existe pas ». Ce qui existe, c’est l’agression sexuelle. Une campagne publicitaire est actuellement en cours, et c’est ça le message :
La grande majorité des agressions sexuelles sont commises par une personne connue de la victime. Le danger ne vient pas d’un maniaque cagoulé dans le fond d’un parking sombre. C’est le chum que tout le monde aime, le père responsable, l’entraîneur de hockey engagé, le cousin sympathique.
C’est 70% des agressions sexuelles ont lieu dans des résidences privées. Pas dans le fond d’une ruelle.
La majorité des victimes ont moins de 16 ans.
80% des victimes sont des filles. (20% sont des garçons, il ne faut pas l’oublier.)
Je regarde tout ça avec une grille professionnelle: dans cette campagne, les mots sont choisis avec soin. C’est volontaire. L’adolescente du vidéo est clairement abusée par son père. Mais ce n’est pas le mot « abus » qui est utilisé. Abus, attouchements, inceste, viol: dans cette campagne publicitaire, tout est mis dans le même panier!
Et vous voulez que je vous dise? C’est une très bonne chose, très très bonne chose. Parce que tout est dans le même panier de l’absolument totalement complètement pas de « oui mais » zéro nuance inacceptable!
Voici une histoire sordide qu’un proche m’a récemment racontée. C’est un cas très clair d’agression sexuelle. Mais dans le récit qu’on m’en a fait, l’acte n’était pas nommé.
La dernière semaine de février a été bien remplie pour Barack Obama :
Le 23 février, il a orchestré une réunion budgétaire de la majorité et de l’opposition, au cours de laquelle il s’est engagé à réduire le déficit de moitié d’ici la fin de son premier mandat.
Le lendemain, il s’est adressé pour la première fois aux deux chambre du Congrès et a promis au pays: « Nous nous relèverons, nous reconstruirons ».
Le 26, il a présenté un budget qui prévoit de redistribuer les richesses, de soigner les malades et de sauver la planète.
Le 27, il a mis fin à la guerre.
Le 28, il a lancé un défi aux groupes d’intérêts et aux lobbyistes.
Et le septième jour, il s’est reposé.
Et que faisait notre Stephen Harper national pendant cette même semaine?