Justice internationale : les procès oubliés

Le 14 février 2005, Rafiq Hariri, alors ancien premier ministre du Liban, est assassiné dans son auto par une bombe à Beyrouth. On soupçonne la Syrie, ennemie des États-Unis. L’ONU déclenche une enquête internationale. Les témoins sont interrogés. Des suspects sont arrêtés. Le tribunal ouvrira dimanche à La Haye.
Le 22 mars 2004, le leader spirituel du Hamas Ahmed Yassine est tué par un missile à la sortie d’une mosquée à Gaza. Israël, allié inconditionnel des États-Unis, qualifie l’acte d’assassinat et se vante de l’avoir fait. D’autres assassinats similaires sont perpétrés. L’ONU ne fait rien de concret pour importuner Israël.
Le 6 avril 1994, Juvénal Habyarimana, qui est alors président en fonction du Rwanda, et Cyprien Ntaryamira, qui est alors président en fonction du Burundi, sont tués dans leur avion par un missile tiré du sol. On soupçonne notamment le FPR tutsis, que certains disent alliés des États-Unis. L’attentat déclenche le génocide du Rwanda. L’ONU ne fait rien. En fait, la boîte noire de l’avion semble avoir traîné des années sur les tablettes de l’ONU.
Pourquoi trois attentats mais un seul procès?
Crédit photo : Ammar Abd Rabbo