La bédé québécoise : la toundra
Article intéressant sur Cyberpresse : les Québécois ont une place réduite sur le marché de la bédé. C’est même le désert, la toundra.

Mais la toundra est parfois très fleurie.
Loisel et Tripp, avec Magasin Général, est un succès : 120 000 exemplaires uniquement pour le premier tome, nous apprend Cyberpresse. C’est le Québec profond, version 1920 quelques, qui y est raconté par deux Montréalais d’adoption (lire: des Français!).

Loisel, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est Peter Pan, mais aussi La Quête de l’Oiseau du Temps, dont les troisième et quatrième tomes sont particulièrement réussis. Genre, c’est de l’aventure fantastique avec un scénario intelligent, des personnages imparfaits et attachants… et une leçon de vie à laquelle on ne s’attend pas dans une série de type « aventure fantastique »! Et la couleur… ouf!

Côté « filles », Les Nombrils, de Maryse Dubuc et Marc Delafontaine, sont aussi un gros succès : 300 000 exemplaires en tout. Je n’ai jamais lu, mais on m’en a dit beaucoup de bien.
Selon l’article de La Presse, Michel Rabagliati ne vendrait que 1 500 ou 2 000 exemplaires avec sa série Paul. Selon Radio-Canada, c’est plutôt 15 000 exemplaires. Mais peu importe les ventes, elles ne reflètent pas toute la sensibilité et l’humour que l’auteur met là-dedans. C’est génial. Je suis fan. Lisez la collection au complet.

Ce qui est embêtant, c’est qu’à partir de là, même un amateur de bédé comme moi aurait de la difficulté à nommer d’autres séries québécoises. Comme quoi la toundra est aussi un désert.