A 100 km et 3 semaines d’une guerre

On vit au Canada dans une zone super sécure. Ici, on est à quelques décennies d’une guerre (ref: la bataille du Saint-Laurent, durant la WW2). Ou à quelques milliers de kilomètres. Mais au Cameroun, je me suis retrouvé à 100 km + 3 semaines d’une guerre. D’une vraie guerre.


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A 100 km et 3 semaines d’une guerre

C’est que des rebelles, soutenus par le Soudan selon les sources journalistiques occidentales, sont actuellement à 50 km à peine de N’Djamena.

N’Djamequoi???? N’Djamena, capitale du Tchad. Sur la frontière du Cameroun, le pays que j’ai visité à Noël. Le Tchad, le pays du méga-scandale de l’Arche de Zoé. Le pays voisin du Soudan, ou, pour être plus évocateur, le pays voisin du Darfour.

Si j’ai bien compris les nouvelles (accessibles sur Internet, parce qu’on n’en parle pas vraiment au Canada), le Soudan a mobilisé 250 picks-up, avec dans chacun d’entre eux 10 rebelles gelés au hachisch et armés de lances grenades et autres jouets favoris des rebelles gelés au hachisch (j’extrapole un peu, mais je base mon extrapolation sur ce que j’ai compris de l’Afrique), donc au total 2,500 débiles sanguinaires, et les a lancé au travers du désert en direction de la capitale du pays voisin.

Ça, c’est N’Djamena, au Tchad.

Il y a trois semaines, j’étais à Waza, au Cameroun. A 50 km de N’Djamena, au Tchad. Les rebelles étant (selon les sources journalistiques) actuellement à 50 km de N’Djamena, j’étais à 50 km + 50 km + 3 semaines d’une vraie zone de guerre.

Mais j’étais alors surtout préoccupé par les girafes.

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