Blog perso d'Étienne Denis :
photos, Montréal, voyages, etc.

Je parle ici de ce que je fais quand j'ai quelques heures de libres
ou quand je prends un mois de vacances.
Ce blog n'a pas la prétention d'être intéressant à lire.
Mon but très égoïste est qu'il soit intéressant à écrire:-)

Quelques éléments sont lancés ici, hors cadre,
justement pour être hors cadre.
Quand on conçoit une page web, on essaie toujours d'éviter le scroll horizontal.
Il me semble au contraire qu'on peut être très créatif si la page est conçue pour scroller horizontalement.
Dans la vie, les choses n'ont pas toujours besoin d'être verticales.
C'est le côté obscure de ce blog.
Ou son côté droit, comme le cerveau a aussi un côté droit.
C'est le côté les choses ne sont pas logiques,
pas "chacun dans sa catégorie respective",
comme l'est en effet souvent la vie.
Bonne exploration. :-)

Montréal

Mon appartement. J'aime beaucoup cette lumière.

Douala, Cameroun

L'histoire "Un photographe à Douala" est à lire.

Le Bic, Québec
Plage au Cameroun
Singe Limbé
Masque Africain

Le masque est très brute. Sans finition. Il fait peur. C'est mon préféré je crois.

Britsh Museum

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Les guides touristiques disent que pour certains, le British Museum vaut à lui seul une visite a Londres. Pour moi, il a valu une journée complète. Et si je la compare à la journée passée au Louvres, il m a apporté plus de plaisir, plus de souvenirs (faut dire qu ils sont récents ;-) et plus de réflexions.

C’est dans les salles sur l’Égypte ancienne que m’est venue la réflexion suivante.

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Un outil vieux de 1,8 million d’années

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Mais je vais y aller de façon chronologique. Dans un recoin du musée, une simple roche taillée : c’est le plus vieil objet du musée, un outil à découper vieux de 1,8 million d’années.

Nous avons de la difficulté à figurer la longueur de 10 000 ans. Imaginez 1,8 million. À l’époque, nous n’étions qu une bande de semi-animaux chassant et cueillant, avec à peine des rudiments de tous ces détails qu’on prend aujourd’hui pour acquis et qu’on regroupe sous des mots comme “culture” ou “civilisation”.

Nous avons, depuis, maîtrisé l’agriculture et l’irrigation, inventé des outils, conçu des bijoux, bâtis des tombes, développé un langage et l’avons codifié, avec des signes abstraits, sur des matériaux qui, dans de très rares cas, se sont rendus jusqu’à aujourd’hui.

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Beaucoup plus tard : un outils plus complexe

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Des centaines de milliers d’années après avoir fabriqué la roche que je mentionnais plus haut, nous avons bâti les grands tombeaux de l’Égypte ancienne, incluant ces gigantesques pyramides que tout le monde connaît.

La section sur l’Égypte du British Museum expose des tonnes de statues, dont certaines très grosses, mais aussi des textes, des outils, des bijoux aussi beaux et “modernes” que ceux avec lesquels les jolies femmes déambulent à quelques minutes de chez moi.

Ça, c est ce qui nous est parvenu jusqu a aujourd’hui. Mais il y a tout le reste.

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Épicure

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L’essentiel, dans une civilisation comme celle de l’Égypte ancienne ou n’importe quelle autre civilisation disparue, ne peut s’exposer dans un musée. Développer des rites funéraires qui mènent à bâtir une pyramide suppose, justement, une civilisation, dont nous ne connaissons que d’infimes fragments. Tout le reste a disparu.

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Par exemple: le langage. Les Égyptiens avaient développé leur propre langue, et le vocabulaire et l’accent devaient changer de l’esclave au marchant, et du marchant au Pharaon. L’accent devait changer entre le Nord et le Sud du pays, au point d’être difficilement compréhensible.

Bâtir une pyramide suppose aussi un approvisionnement en eau et en nourriture, des entreprises de commerce, une monnaie d’échange, une moralité et des lois pour que les uns et les autres sachent leurs rôles respectifs, des codes informels pour tracer la limite entre l’humour et l’agression, des codes pour délimiter la pudeur mais aussi pour séduire. Cela suppose une façon de choisir sa femme et, quitte à projeter ici mes propres billets culturels, une façon pour la femme de se faire choisir par celui qu’elle préfère.

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Une civilisation suppose une façon d’éduquer ses enfants, de traiter ses vieux parents et, éventuellement, de souligner leur mort. On peut imaginer de la musique, des loisirs, une mobilité sociale (peut-être très limitée?) où les uns essaient d’améliorer leur sort alors que d autres tentaient de préserver leur statut. Cela suppose aussi une façon d’afficher ce statut.

Et ainsi de suite.

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On peut aussi imaginer que, au fil des siècles (et il y en a eu plusieurs : notre histoire, de la chute de l’empire romain jusqu’à nos jours, est relativement courte comparée à celle de l’Égypte ancienne), tous ces codes sociaux ont été graduellement raffines, poussés à leur extrême, déconstruits puis réinventés.

Et ce, plusieurs fois.

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Un musée ne peut montrer tout ça. Ce qu’il nous montre, c’est un magnifique collier de pierres turquoises, une plaque sur laquelle on écrasait des grains, un bol encore intact, la tête d une pioche…
Tout le reste, tout ce qui a fait cette civilisation, n’est évoqué qu’au travers de ces objets.

Imaginez un musée du futur qui exposerait le son d’un accord en do majeur. Et de là, il faudrait deviner Mozart, Elvis et ce que vous faisiez vendredi soir dernier en écoutant votre dj favori.

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2 réponses à “Britsh Museum

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