Des impressions sur Londres

Après un vol pénible passé à essayer de dormir, j’avais l’esprit embrumé. Je prenais le Tube (leur métro) pour la première fois. J’ai figuré comment payer, et cette fois-là je ne me suis pas trompé (zéro mérite: il n y avait qu’une seule ligne et qu’une seule direction). Deux jeunes filles sont montées à bord. Assez âgées pour aller à l’université, mais pas pour être admises en maîtrise (donc un peu trop pour moi, disons). Elles se sont assises à quelques mètres de moi.

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Les deux filles mangeaient chacun un yogourt. J’ai constaté qu’on était le matin. Et puisqu’on était le matin, je me suis demandé pourquoi il y avait si peu de gens dans le Tube à l’heure d’ouverture des bureaux. Ça m a pris quelques minutes pour réaliser qu’on était dimanche. Vous voyez le topo du gars en vacance.

Je n’entendais pas ce que les deux jeunes filles disaient, le Tube faisait trop de bruit. Mais je ne pouvais m’empêcher de penser que si je me fiais à l’échantillon devant moi, les Anglaises, malgré le cliché, sont plutôt jolies. Le Tube s’est arrêté et leurs voix se sont enfin rendues jusqu’à moi.

Leur accent était évident : Québécoises. (Ça sera d’ailleurs le seul accent québécois que j’entendrai pendant une semaine.)

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Plusieurs m’ont averti que les Anglaises sont plutôt moches. Archi faux. Je peux vous garantir qu elles sont aussi belles qu’à Montréal. Vraiment. Je m’ennuie quand même des Montréalaises. (De quelques-unes en particulier diront certaines mauvaises langues ;-) (ah ah ah, on aura remarqué le pluriel, c’est juste pour faire réagir).

Les voyages sont faits de flashs comme deux Québécoises dans le métro de Londres. Les voyages, du moins mes voyages à moi, surtout quand je les fais en solo, sont aussi marqués de lectures.

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Et parlant de jolies Montréalaises, je viens de terminer la lecture du dernier Nelly Arcand. Je ne parle pas ici de la beauté un peu plastique de l’auteure, mais de ses propos, de son obsession à placer la femme en tant qu’objet dont la seule volonté est d’être belle pour séduire – ou se vendre – aux hommes.

A ciel ouvert est un roman sur la chirurgie plastique poussée au-delà des limites de la santé mentale.

J’ai beaucoup aimé le livre, notamment parce que j’aime beaucoup entrer en touriste dans la névrose d’un autre.

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Je commence à lire « La Statue de la Liberté » de Michel Rio. C est une histoire policière, et je dois avouer que j’ai failli abandonner après à peine quelques pages. Le style de cet auteur est direct et rapide. Mais là, avec cet enquêteur français débarquant à New-York et bang bang bang 13 suspects descendus en moins de 8 pages, je trouvais ça un peu trop. Disons.

Puis le super enquêteur français s’est retrouvé devant l’homme le plus riche du monde (et, comme l’auront deviné ceux qui ont déjà lu Rio, également devant une femme d’une beauté renversante, dotée d’une élégance à faire fondre un iceberg et armée d’une intelligence et d’une culture à intimider n’importe quel académicien). Voilà que l’homme le plus riche du monde entre dans une joute oratoire avec le super enquêteur sur les mérites respectifs du marché libre capitaliste et du service public social-démocrate.

Délectable. Je venais de mordre à l’hameçon.

Quelques pages plus loin, quand la absolument très belle femme se tapait le super enquêteur français de façon, disons, imaginative, j’avais non seulement mordu a l’hameçon, mais j’avais été ferré d’aplomb.

Je n’ai pas encore fini le roman (je l’ai quand même commencé ce matin à peine) (et entre temps j’ai visité le Cabinet War Room, le Wiston Churchill Museum, l’Abbeye de Westminster, le très décevant London Aquarium (d’où j’ai sorti après à peine 40 minutes!), j’ai aussi tenté de photographier le 10 Downing street (j’ai de très belles photo de la triple grille qui barre cette rue gardée par des troupes policières d’élite) et vu de l’extérieur le palais de la reine, bref, je ne me suis pas vraiment tourné les pouces depuis le réveil), re-bref je n’ai pas fini le roman, mais déjà je le recommande a tous ceux qui ont, comme cet auteur, une pensée rationnelle pragmatique, à condition d’avoir en parralèlle une certaine tolérance pour les évocations de comportements sexuels que certaines âmes plus sensibles (Sébastien, tu te reconnais? ;-) trouveront un peu tordus.

Dans un autre roman, Michel Rio se pastiche lui-même (je cite de mémoire) :

  • Vous n’avez pas peur que, derrière l’écrivain, on devine un obsédé sexuel?
  • J’espère plutôt que derrière l’obsédé sexuel, on devine quand même un écrivain.

C’est ce matin, au soleil au milieu d’un parc, avec mon premier cappuccino en sol anglais, que j’ai mordu à l’hameçon du roman. Les Anglais font de très beaux parcs et, je dois avouer, parfois de très bons cappuccinos.

Et la, à 22h15 heure locale, j’aurais le goût d un dessert sucré. Je dois vraiment être en vacances. :-)

Une réflexion au sujet de « Des impressions sur Londres »

  1. Moi j’aurais devenir pour les Québécoise.

    Puis ton accent est’il populaire?

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