Dans un courriel, récemment, j’ai écrit cet extrait. Souvenirs du Maroc.
Quand je suis allé au Maroc, plusieurs m’ont conseillé de prendre un forfait « trois jours » pour aller dans le Sahara.
C’est aussi nul qu’un voyage organisé peut l’être : c’est deux heures entassé les genoux dans le front dans une petite camionnette blanche qui contient trop de sièges pour l’espace disponible (dans le groupes, composé de jeunes des quatre coins du monde, on a vite convenu que les gars les plus costauds — i.e. moi et un autre — avaient droit aux sièges individuels, sinon ça n’avait pas d’allure), puis à peine 10 minutes de paysages (pas 15, après 10 minutes le chauffeur klaxonne), deux heures les genoux dans le front, 45 minutes dans un resto cher et poche, 2 heures les genoux dans le font… On voit le genre.
Ah oui, quand même, on a eu 30 minutes de chameau et un dodo couché à terre dans une tente à se battre toute la nuit contre la pente et à rouler sur le voisin. Avec une seule couverture, même s’il fait environ 3C. Fin du trip dans le Sahara. Le lendemain, il n’y avait même pas de paysage aux arrêts de 10 minutes. Le 10 minutes était dans une station service.
En revenant, j’étais à Marrakech. J’avais observé la circulation pour relativement bien comprendre le style de conduite local (ce n’est pas Montréal, disons), et j’ai loué une voiture. J’ai sorti mon guide touristique et j’ai choisi la route pour les montagnes Altas qui y était la moins décrite. Puis à un embranchement auquel le livre n’accordait qu’un paragraphe, j’ai tourné à gauche. J’ai roulé jusqu’au bout. J’ai mangé au resto du village. Un jeune Marocain m’a convaincu de venir dormir sans sa famille, beaucoup plus haut dans la montagne. Je suis donc parti sur la route de gravelle à pic comme ça. J’avais sorti du territoire couvert par le guide.
Le lendemain matin, je suis allé faire du trecking. Le paysage ressemblait au Tibet, il y avait de la neige sur les pentes.
Ça a été la plus belle partie de ce voyage là.
Post a Comment