Capitalisme optimiste

Des fois j’aime bien Foglia. Comme aujourd’hui, quand il nous fait une leçon d’histoire:

« Vous vous rappelez le communisme toujours en butte au révisionnisme? Au déviationnisme? L’idéologie elle-même, dans ses principes, dans sa logique, dans son intégrisme, l’idéologie communiste n’était jamais en cause. Si elle traversait des crises, c’était la faute des délinquants. Combien en a-t-on fusillé? Aveuglement qui a perduré jusqu’à l’effondrement même de l’idéologie communiste. »

« Que nous dit-on aujourd’hui du capitalisme? Que l’idéologie, dans ses principes, dans sa logique (le marché), bref, dans son intégrisme, n’est pas en cause. Si le capitalisme traverse une crise, c’est la faute des financiers, des banquiers, des patrons qui se paient de trop gros salaires. C’est la faute des délinquants. On devrait les fusiller. »

Bon, lisez le reste de sa chronique : Sujets de distraction. C’est pertinent.

Et si vous voulez le mettre dans vos bookmarks: cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pierre-foglia.

Sur un sujet un peu connexe, le copain Pat remarquait hier soir que les gens prennent pour acquis qu’à moyen et long terme la croissance sera toujours au rendez-vous. Comme si, après la récession, la reprise était une loi de la nature.

  • (Moi) « Les gens ne se sont pas enrichis entre l’an 2000 et le début de la récession actuelle. La croissance du revenu réel des gens a été de zéro. Toute la croissance économique qu’on a observé au cours de ces années vient de la croissance de la dette des gens. Cette fuite à l’avant vient de se planter. Je ne vois pas pourquoi, par magie, on aurait une reprise alors que ça fait 10 ans que la croissance réelle est de zéro. »
  • (Lui) « Les gens pensent qu’à moyen ou long terme la croissance va toujours être là. On ne s’imagine pas qu’on peut avoir un déclin à moyen ou long terme. Les gens ont oublié qu’entre les deux guerres, l’Argentine était plus riche que le Canada, et que l’Argentine a ensuite vécu un long déclin. C’est peut-être au tour du Canada d’être sur cette pente-là. »

Quelques articles traitant plus ou moins des mêmes sujets sur ce blogue :

Et quand Yves Boisvert demande, faussement naïf, « À la fin, il doit bien y avoir quelqu’un qui prête tous ces milliards… C’est qui, au juste, ce Chinois milliardaire? Et où met-il tout cet argent? Et quel est son numéro de téléphone? », la réponse est bien sûr les générations X, Y, et suivantes.

Publiez votre commentaire!